
Fax Sculder est à son bureau, ouvrant sa paye
sans le coupe-papiers. Quand il sort le chèque de l'enveloppe, un morceau est
déchiré.
Sculder Oh...
c'est pas vrai.
Il sépare les deux parties du chèque et
commence à signer la première. Data Mully entre.
Sculder Je
sais. J'ai loupé la réunion.
Mully Et
bien, j’veux dire…. pas encore, mais, euh…. seulement parce que c'était la plus
longue de toute l'histoire du FBI j’veux dire…

Sculder Que
fais-tu ici ?
Mully Et
bien, tu voix, je suis venu te voir. On a pris une pause de cinq minutes j’veux
dire…il y a trois minutes. Fax, ton téléphone portable ne marche pas j’veux
dire…
Sculder Data,
as-tu déjà eu un de ces jours où tu souhaiterais pouvoir revenir et tout
recommencer du début?
Mully J’veux
dire…pourquoi ?
Sculder Parce
que… en fait ne songes-tu pas à changer de métier par hasard ?
A ce
moment, le téléphone sonne.
Sculder Fax Sculder, FBI… oui, salut
Cyndia… qui ?...Ok, je vais le trouver.
Scène
3 : Caverne de Velicoraptir
Velicoraptir
est en train de regarder un intéressant reportage à la TV.
♪
Mais
Fax Sculder, Data Mully et une équipe armée du FBI arrivent devant la caverne
de Velicoraptir.
Sculder FBI, ouvre ! Yo yo
yo yo yo.
Pas
de réponse.
Sculder On entre.
Mully J’veux dire… on y va.
Les
policiers enfoncent la porte et investissent les lieux.

Sculder Eh !
Velicoraptir Quoi ?
Sculder Ahaha ! Je dois te
parler. On est djà pas les King !
Velicoraptir D’accord.
Mully J’veux dire… les
copains.
Sculder Connais-tu Ludo ?
Velicoraptir Qui ?
Sculder Mon cul ! Je dois
le retrouver.
Mully On est pressé, j’veux
dire…
Velicoraptir Je crois que j’ai lu ce nom
dans un livre, attends je regarde.
Velicoraptir
va chercher un livre à la bibliothèque.
Sculder Yo yo yo yo yo yo!
Mully J’veux
dire…
Velicoraptir « Ah, voilà. En SCIENCE, on utilise l'expression "LE
SEUIL CRITIQUE" pour parler du "point de non-retour" qui
provoque un changement radical et subit, faisant passer la matière d'un état à
un autre. Ainsi la matière passe de l'état solide, à liquide puis à
gazeux, précisément, toujours au même degré de température -SEUIL CRITIQUE-
lors d'expériences faites dans les mêmes conditions.
Le terme "SEUIL CRITIQUE" s'applique aussi à d'autres types
d'expériences.
En
PSYCHOLOGIE, on ose croire que certains "CHOCS" sont nécessaires
"pour faire avancer les choses". On ira jusqu'à dire que: "IL
FAUT SOUFFRIR POUR ÉVOLUER". Ce qui est faux car en fait c'est
plutôt l'ÉMOTION provoquée par le choc qui fait passer l'Être à un autre niveau
de CONSCIENCE. On peut tout aussi bien évoluer par "CHOCS DE JOUISSANCES"
que par souffrances. Même que parfois on évolue mieux par PLAISIR puisqu'on
n'est pas prisonnier d'un esprit de vengeance ou de remords culpabilisant qui
nous retarde.
Exemple: Parfois un verre d'eau froide
au visage est le meilleur moyen de "ramener les esprits" à quelqu'un
en état de crise. Çà prend le SEUIL CRITIQUE de "l'état de crise"
pour forcer l'usage d'un geste-choc tel celui du "verre d'eau froide au
visage".
Des méthodes agréables tels un baiser, un sourire ou un éclat de rire
peuvent avoir l'effet du CHOC nécessaire, dans certaines circonstances tendues
à l'extrême, pour ainsi passer le SEUIL CRITIQUE et faire changer au mieux la
suite des événements. Bon est ce qu’on ouacke cette bouteille de
blanc ? »
Ludo
Sculder La dernière phrase est intéressante.
Mully J’veux dire…
Velicoraptir C’est peut être la solution.
Sculder Sans doute. Mais cela ne me dit pas le lieu
où il se cache.
Velicoraptir C’est une énigme. Ouais, Mais
c’est quand même pas facile comme énigme.
Mully J’veux dire…
Sculder Merci salut. On est djà pas les King !
Mully Salut, j’veux dire…
En sortant, Mully lui tire une
balle dans la gueule, ça le soulagera.
Scène 4 : Bar de Flagada
Jones
Plusieurs médecins sont au
bar.

Kautaire …Et
vous connaissez celle-ci ? Le généraliste sait tout mais ne
peut rien, Le chirurgien ne sait rien mais peut tout, Le psychanalyste ne sait
rien et ne peut rien, Le médecin légiste sait tout... mais 24H trop tard !
Codbar Ahaha !
A propos, écoutez ce que j’ai lu dans le manuel du parfait petit
gynécologue : Le personnel au bloc op est parfois difficile à reconnaître.
C'est vrai quoi, ils portent tous des masques et des charlottes. Voici un petit
guide pour reconnaître quelques acteurs...
Comment reconnaît on un urologue dans le vestiaire du bloc ?
- Quand il retire ses sabots il en coule de l'urine.
Comment reconnaît on un orthopédiste ?
- Quand il retire ses sabots il en coule du sang.
Comment reconnaît on un anesthésiste ?
- Quand il retire ses sabots il en coule du café.
Tout le monde éclate de rire.
Djule Moi
j’en ai une, mais c’est une histoire vraie. La semaine dernière, une patiente
que je venais d’opérer m’a demandé combien de temps elle devrait atteindre
avant d’avoir une vie sexuelle normale. C’était la première fois que quelqu’un
que j’opère des amygdales me posait cette question.
Kautaire Comme on est dans ces
discussions super méga chouettes, regardez ce que j’ai trouvé dans le magazine
des amis de la chirurgie :
Ce que personne ne veut entendre au Bloc opératoire
Nous
quittons ces philosophes car une table plus loin, Cédère Psédrique, Cyndia
Weaver, Fax Sculder et Berto Anspigh discutent.
Weaver Je ne comprends pas cette
énigme.
Berto Il doit se trouver
dans une cave ou un bistrot je pense pour écrire ces choses.
Sculder Je vais engager des
recherches dans tous les bars du pays.
Psédrique Nous pouvons d’abord
questionner Flagada Jones.
Sculder Eh ! Flaga.
Flagada Quoi ?

Les
autres Ahaha !
Sculder Tu connais celui qui a
écrit « est-ce qu’on ouacke cette bouteille de blanc » ?
Flagada Non, mais peut être que
Muflor le connaît. Eh Muflor !
Muflor Quoi ?
Les
autres Ahaha !
Sculder Tu connais un certain
Ludo ?
Muflor Oui, je l’ai vu une
fois dans un bar.
Psédrique On doit le retrouver.
Weaver Il m’a appelée.
Muflor Je crois qu’il habite à
Grîne.
Berto Cyndia, il faut que
tu partes le voir.
Weaver Mais pourquoi moi ?
Psédrique C’est toi qu’il a contacté.
Weaver Ainsi donc vous voulez vous débarrasser de
moi. Ah ! Cruel ! Tu m’as trop entendue ! Eh ! bien,
connais donc Cyndia Weaver dans toute sa fureur : j’aime. Ne pense pas
qu’au moment que je t’aime, innocente à mes yeux, je m’approuve moi-même, ni
que du fol amour qui trouble ma raison, ma lâche complaisance ait nourri le
poison, Objet infortuné des vengeances célestes. Je m’abhorre encore plus que
tu ne me détestes. Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui sont dans mon
flanc ont allumé le feu fatal à tout mon sang ; ces dieux qui se sont fait
une gloire cruelle de séduire le cœur d’une faible mortelle. Je…j... j’ai voulu
te paraître odieuse et inhumaine pour me te résister, j’ai recherché ta haine…

Berto Euh… Cyndia, te
suivre je ne peux plus.
Weaver Ah, douleur pas encore
éprouvée ! Je veux pas partir seule !
Sculder Il fallait le dire.
Berto De toute façon,
t’accompagner, Kautaire et Forsite le feront.
Kautaire Que Bacchus soit avec
nous.