Scène 2 : Bureau du FBI

 

Fax Sculder est à son bureau, ouvrant sa paye sans le coupe-papiers. Quand il sort le chèque de l'enveloppe, un morceau est déchiré.

 

Sculder                        Oh... c'est pas vrai.

 

Il sépare les deux parties du chèque et commence à signer la première. Data Mully entre.

 

Sculder                        Je sais. J'ai loupé la réunion.

 

Mully                           Et bien, j’veux dire…. pas encore, mais, euh…. seulement parce que c'était la plus longue de toute l'histoire du FBI j’veux dire…

Sculder                        Que fais-tu ici ?

 

Mully                           Et bien, tu voix, je suis venu te voir. On a pris une pause de cinq minutes j’veux dire…il y a trois minutes. Fax, ton téléphone portable ne marche pas j’veux dire…

 

Sculder                        Data, as-tu déjà eu un de ces jours où tu souhaiterais pouvoir revenir et tout recommencer du début?

 

Mully                           J’veux dire…pourquoi ?

 

Sculder                        Parce que… en fait ne songes-tu pas à changer de métier par hasard ?

 

A ce moment, le téléphone sonne.

 

Sculder                        Fax Sculder, FBI… oui, salut Cyndia… qui ?...Ok, je vais le trouver.

 

Mully                          

 

 

Scène 3 : Caverne de Velicoraptir

 

Velicoraptir est en train de regarder un intéressant reportage à la TV.

 

Mais Fax Sculder, Data Mully et une équipe armée du FBI arrivent devant la caverne de Velicoraptir.

 

 

Sculder                        FBI, ouvre ! Yo yo yo yo yo.

 

Pas de réponse.          

 

Sculder                        On entre.

 

Mully                           J’veux dire… on y va.

 

Les policiers enfoncent la porte et investissent les lieux.

Sculder                        Eh ! Palut.

 

Velicoraptir                  Quoi ?

 

Sculder                        Ahaha ! Je dois te parler. On est djà pas les King !

 

Velicoraptir                  D’accord.

 

Mully                           J’veux dire… les copains.

 

Sculder                        Connais-tu Ludo ?

 

Velicoraptir                  Qui ?

 

Sculder                        Mon cul ! Je dois le retrouver.

 

Mully                           On est pressé, j’veux dire…

 

Velicoraptir                  Je crois que j’ai lu ce nom dans un livre, attends je regarde.

 

Velicoraptir va chercher un livre à la bibliothèque.

 

Sculder                        Yo yo yo yo yo yo!

 

Mully                           J’veux dire…

Velicoraptir                  « Ah, voilà.  En SCIENCE, on utilise l'expression "LE SEUIL CRITIQUE" pour parler du "point de non-retour" qui provoque un changement radical et subit, faisant passer la matière d'un état à un autre. Ainsi la matière passe de l'état solide, à liquide puis à gazeux, précisément, toujours au même degré de température -SEUIL CRITIQUE- lors d'expériences faites dans les mêmes conditions.
Le terme "SEUIL CRITIQUE" s'applique aussi à d'autres types d'expériences.

    En PSYCHOLOGIE, on ose croire que certains "CHOCS" sont nécessaires "pour faire avancer les choses". On ira jusqu'à dire que: "IL FAUT SOUFFRIR POUR ÉVOLUER". Ce qui est faux car en fait c'est plutôt l'ÉMOTION provoquée par le choc qui fait passer l'Être à un autre niveau de CONSCIENCE. On peut tout aussi bien évoluer par "CHOCS DE JOUISSANCES" que par souffrances. Même que parfois on évolue mieux par PLAISIR puisqu'on n'est pas prisonnier d'un esprit de vengeance ou de remords culpabilisant qui nous retarde.  

Exemple: Parfois un verre d'eau froide au visage est le meilleur moyen de "ramener les esprits" à quelqu'un en état de crise. Çà prend le SEUIL CRITIQUE de "l'état de crise" pour forcer l'usage d'un geste-choc tel celui du "verre d'eau froide au visage".
Des méthodes agréables tels un baiser, un sourire ou un éclat de rire peuvent avoir l'effet du CHOC nécessaire, dans certaines circonstances tendues à l'extrême, pour ainsi passer le SEUIL CRITIQUE et faire changer au mieux la suite des événements. Bon est ce qu’on ouacke cette bouteille de blanc ? »

Ludo

Sculder                        La dernière phrase est intéressante.

Mully                           J’veux dire…

Velicoraptir                  C’est peut être la solution.

Sculder                        Sans doute. Mais cela ne me dit pas le lieu où il se cache.

Velicoraptir                  C’est une énigme. Ouais, Mais c’est quand même pas facile comme énigme.

Mully                           J’veux dire…

Sculder                        Merci salut. On est djà pas les King !

Mully                           Salut, j’veux dire…

En sortant, Mully lui tire une balle dans la gueule, ça le soulagera.

 

Scène 4 : Bar de Flagada Jones

Plusieurs médecins sont au bar.

Kautaire                      …Et vous connaissez celle-ci ? Le généraliste sait tout mais ne peut rien, Le chirurgien ne sait rien mais peut tout, Le psychanalyste ne sait rien et ne peut rien, Le médecin légiste sait tout... mais 24H trop tard !

Codbar                        Ahaha ! A propos, écoutez ce que j’ai lu dans le manuel du parfait petit gynécologue : Le personnel au bloc op est parfois difficile à reconnaître. C'est vrai quoi, ils portent tous des masques et des charlottes. Voici un petit guide pour reconnaître quelques acteurs...

Comment reconnaît on un urologue dans le vestiaire du bloc ?
- Quand il retire ses sabots il en coule de l'urine.

Comment reconnaît on un orthopédiste ?
- Quand il retire ses sabots il en coule du sang.

Comment reconnaît on un anesthésiste ?
- Quand il retire ses sabots il en coule du café.

Tout le monde éclate de rire.

Djule                           Moi j’en ai une, mais c’est une histoire vraie. La semaine dernière, une patiente que je venais d’opérer m’a demandé combien de temps elle devrait atteindre avant d’avoir une vie sexuelle normale. C’était la première fois que quelqu’un que j’opère des amygdales me posait cette question.

Kautaire                      Comme on est dans ces discussions super méga chouettes, regardez ce que j’ai trouvé dans le magazine des amis de la chirurgie :

Ce que personne ne veut entendre au Bloc opératoire

 

Nous quittons ces philosophes car une table plus loin, Cédère Psédrique, Cyndia Weaver, Fax Sculder et Berto Anspigh discutent.

 

 

Weaver                       Je ne comprends pas cette énigme.

 

Berto                           Il doit se trouver dans une cave ou un bistrot je pense pour écrire ces choses.

 

Sculder                        Je vais engager des recherches dans tous les bars du pays.

 

Psédrique                    Nous pouvons d’abord questionner Flagada Jones.

 

Sculder                        Eh ! Flaga.

 

Flagada                       Quoi ?

Les autres                    Ahaha !

 

Sculder                        Tu connais celui qui a écrit « est-ce qu’on ouacke cette bouteille de blanc » ?

 

Flagada                       Non, mais peut être que Muflor le connaît. Eh Muflor !

 

Muflor                         Quoi ?

Les autres                    Ahaha !

 

Sculder                        Tu connais un certain Ludo ?

 

Muflor                         Oui, je l’ai vu une fois dans un bar.

 

Psédrique                    On doit le retrouver.

 

Weaver                       Il m’a appelée.

 

Muflor                         Je crois qu’il habite à Grîne.

 

Berto                           Cyndia, il faut que tu partes le voir.

 

Weaver                       Mais pourquoi moi ?

 

Psédrique                    C’est toi qu’il a contacté.

 

 

Weaver                       Ainsi donc vous voulez vous débarrasser de moi. Ah ! Cruel ! Tu m’as trop entendue ! Eh ! bien, connais donc Cyndia Weaver dans toute sa fureur : j’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime, innocente à mes yeux, je m’approuve moi-même, ni que du fol amour qui trouble ma raison, ma lâche complaisance ait nourri le poison, Objet infortuné des vengeances célestes. Je m’abhorre encore plus que tu ne me détestes. Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui sont dans mon flanc ont allumé le feu fatal à tout mon sang ; ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle de séduire le cœur d’une faible mortelle. Je…j... j’ai voulu te paraître odieuse et inhumaine pour me te résister, j’ai recherché ta haine…

Berto                           Euh… Cyndia, te suivre je ne peux plus.

 

Weaver                       Ah, douleur pas encore éprouvée ! Je veux pas partir seule !

 

Sculder                        Il fallait le dire.

 

Berto                           De toute façon, t’accompagner, Kautaire et Forsite le feront.

 

Kautaire                      Que Bacchus soit avec nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

partie 2